Les outardes canepetières

L’Outarde canepetière (Tetrax tetrax) est un oiseau des steppes et milieux secs. Elle est de taille moyenne, grosso modo celle d’un faisan. Elle est caractérisée par un plumage brun cryptique qui la camoufle parfaitement au sol. En période nuptiale, le mâle arbore un cou noir marqué de bandes blanches contrastées.

Monsieur Outarde en période nuptiale (mi mai ici), petite Camargue, Gard

En France, l’espèce occupe deux grandes territoires :

  • Les plaines du Centre-Ouest, au nord de la région Nouvelle-Aquitaine et au sud-ouest de la région Centre-Val de Loire. Les populations y sont migratrices. Elles arrivent d’Afrique en mai et repartent en septembre après avoir formé des rassemblements post-nuptiaux, comme les œdicnèmes criards ;

  • En région méditerranéenne, le plus gros noyau de population est situé dans le Languedoc et autour de la Camargue et dans la plaine de Crau. Cette population est sédentaire.

En France, l’Outarde canepetière fréquente les milieux ouverts à végétation basse tels que les prairies naturelles, les champs de luzerne, les jachères et certaines cultures extensives, où elle se nourrit majoritairement d’insectes (orthoptères, coléoptères) durant la saison de reproduction, complétés par des matières végétales le reste de l’année (légumineuses). Une forte densité d’insectes est très importante pour le nourrissage des petits.

Deux mâles et une femelle, Outarde canepetière, petite Camargue, Gard

Ainsi, les besoins écologiques de l’outarde sont assez stricts, avec présence de beaucoup d’insectes et de hauteurs de végétations différentes sur un même secteur pour permettre les parades des mâles sur des places de chant assez ras et la tranquillité des femelles avec des végétations plus hautes à proximité.

Ceci devient de plus en plus rare dans les plaines agricoles du nord de la France où les populations d’Outarde ont très fortement diminuées. Elles subsistent dans quelques secteurs où des mesures agricoles spécifiques sont mises en œuvre dans le cadre du réseau Natura 2000, comme la Champeigne en région tourangelle.

Pour les observer (de manière la plus discrète possible), il faut chercher les places de chant des mâles. Elles sont souvent assez dégagées pour leur permettre d’être vus par les femelles. On peut alors monter un affût, en tente obligatoirement pour ne provoquer aucune gêne. Et on attend !

Les mâles font des petits cris très caractéristiques et des petits tours sur leur place de chant pour attirer les femelles. Parfois, mais pas toujours !, ils font des petits sauts caractéristiques comme sur le petit film ci-dessus ralenti 10 fois. Autre point important : on entend les mâles arriver de loin quand ils se déplacent de prairie en prairie ou qu’ils se battent pour une place de chant. En effet, leurs ailes font un sifflement très caractéristique qu’on entend à largement plus de 100 mètres !

Pour en savoir plus :

Exemple de photo d’outarde en vente

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Les outardes sont de grands oiseaux avec un important cérémonial des mâles pour attirer les femelles. Ici deux mâles se prennent de bec sur leur place de chant. Dans le nord de la Camargue, en tente affut. Ces oiseaux aux conditions de vie spécifiques sont devenus rares en France, surtout pour ses populations de plaine. Ils bénéficient d’un plan national d’actions.

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